Montpezat - Gard (30) Communauté de Communes du Pays de Sommières

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Patrimoine

Notre village

EgliseÉglise Saint Sébastien dont le clocher est surmonté d’une flèche en pierre de style gothique.
L’église romane D’après "La Paroisse de Saint Sébastien » – Raoul Jourdan L’église du XIIe siècle fut détruite par les Huguenots de Montpezat dont le châtelain était Jean Tremolet, acquis à leur cause. La prise de la place forte en 1573 signifia le re-tour au catholicisme qui fut dès lors pratiqué par tous les seigneurs du lieu. A cette époque cependant, sur 80 à 100 maisons du village, il semblerait que la majorité soit restée huguenote. Faute d’église, le service religieux se faisait dans un coin de l’ancien choeur, exposé au vent et à la pluie. En 1663 les châtelains édifièrent une chapelle dans le château et le culte s’y pratiqua jusqu’à la reconstruction de l’église en 1686 dont le clocher fut remonté en 1695. Un nouveau presbytère fut bâti sur les ruines de l’ancien en 1695. Après la Révocation de l’Edit de Nantes en 1685, le chapelain du château reçut les abjurations des habitants huguenots, qui furent, semble-t-il, plus sincères dans leur retour au catholicisme que d’autres des pays environnants. Leur attachement à leurs seigneurs en est probablement la raison. L’on a en effet constaté que c’est le cas de la majorité des villages à château. Là où il n’y en a pas, le nombre de protestants est plus élevé. En 1771, les châtelains firent construire une petite chapelle adossée à l’église, qui abrita le caveau de famille. A la Révolution en 1790, malgré la résistance de la population aux persécutions révolutionnaires, l’église devint le Temple de la Raison et le presbytère, maison commune. Une grande partie des habitants restés fidèles à la religion pratiquait le culte au mas de Giraud. A l’intérieur : Elle abrite depuis 1849 les reliques de Saint-Sébastien, reçues de Rome par l’entremise du curé de Quissac. Le tableau du Saint, don du baron de Vignet, est l’oeuvre du peintre Melchior Doze . Les changements profonds apportés au rituel sous le pape Jean XXIII en 1962 ont entraîné une mise en place adaptée : suppression des bancs de communion, déplacement de la chaire, statues, lustres et candéla-bres. Par contre, le banc du marquis, la Piéta aux morts de la Guerre 14-18, le confessionnal, la chapelle et l’autel de la Vierge demeurèrent. Dans la fou-lée, on restaura les peintures "à l’ancienne", avec motifs de fleurs de lys !

Lavoire Le Lavoir

PortePorte Sud
La porte Sud est la seule à être conservée. Elle s’ouvre près du sommet de la rue Porte des Remparts. La côte étant particulièrement abrupte en cet endroit, on imagine que les charrettes ne devaient circuler qu’à vide. L’actuel escalier a été exécuté en 1996. La porte était protégée à droite par une petite tour. Elle a probablement été reconstruire en partie sur la base ancienne et fait corps avec une habitation. Cette entrée est couverte par un arc en pierre sur lequel sont conservées deux pierres inscrites, devenues illisibles.

ChateauMonuments historiques Château
Epoque de construction 14e siècle ; 16e siècle
Historique
Il en est fait mention en 994 et 1119. Le château fut cédé à Saint-Louis en 1269 par l’évêque de Nîmes. Selon la tradition, le roi y résida. En 1521, il est vendu à Pierre Trémolet, médecin de François Ier. En 1569, les Protestants s’en emparent. En 1789, il est incendié mais le feu est éteint par les habitants du village. Les escaliers furent brisés et les appartements pillés. Avant 1789, l’édifice formait un quadrilatère fermé au sud par une galerie ou un mur formant terrasse. La chapelle était sur la terrasse, accolée à la tour. Le château a conservé trois corps de bâtiment entourant une cour sur trois côtés. L’aile nord est percée, sur la cour, de deux larges arcades plein cintre et d’une petite porte du 15e siècle pour le rez-de-chaussée ; à l’étage, elle est percée de deux larges baies à croisées et meneaux. L’aile Est se termine par une large tour carrée en partie ruinée mais dont les baies à croisées et meneaux existent toujours. Elle possède, au niveau de l’étage, une galerie en encorbellement. L’aile ouest se termine au sud par une importante tour ronde, flanquée d’une tourelle d’escalier polygonale, portée par une trompe.
propriété propriété d’une personne privée
protection MH 1949/12/06
Visite : fermé au public
Documentation MAP documentation Médiathèque de l’architecture et du patrimoine référence PA00103086 © Monuments historiques, 1992

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